Published On: dim, nov 5th, 2017

Dans les steppes afghanes, « les cavaliers »…

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Par Alain Degans—
Beaucoup de monde, « au théâtre, ce soir »… et l’on s’en réjouit tant l’Institut français d’El Jadida tend tous ses efforts pour que cet art autrefois si populaire dans la cité, si l’on en croit les vieux jdidis, redevienne des moments forts de l’activité culturelle de la cité doukkalie.

Certes, la pièce de Eric Bouvron, adaptation du roman de Joseph Kessel, nous arrivait toute auréolée d’un Molière du théâtre privé 2016. C’est dire l’événement qui nous était offert -oui, « offert », puisque l’entrée était gratuite ! Tout n’était pas gagné d’avance puisque ce soir, « les cavaliers » avaient une rude concurrence : le Barça…

Joseph Kessel avait conté l’histoire du jeune et orgueilleux Ouroz parti participer à Kaboul au tournoi le plus important d’Afghanistan, le Bouzkachi du Roi, un sport d’une rare violence. Lors du tournoi, Ouroz sur son cheval fou, Jehol, tombe et se fracture la jambe. Il doit retourner dans sa lointaine province avec l’aide de son fidèle serviteur, Mokkhi. Le voyage de retour est semé d’embûches et la perspective d’un face à face avec le père d’Ouroz, le grand Toursène, un ancien champion du Bouzkachi, s’annonce rugueux…

Une belle adaptation d’Eric Bouvron et une non moins belle mise en scène d’une pièce magnifiquement servie par ses acteurs… Une musique qui nous plonge dans l’univers afghan…

Il fallait donc être « au théâtre, ce soir »… les absents ont eu tort. L’Institut français d’El Jadida et son directeur Damien Heurtebise sont en passe de gagner leur pari un peu fou : celui de faire converger le public vers le théâtre. On ne peut que s’en réjouir.

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