Published On: mar, déc 23rd, 2014

Un bon exemple de l’action humanitaire: Enfants de la Badiya

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Maroc… Une jeunesse désorientée !

Les jeunes marocains représentent 30% de la population du pays. Un sur deux, particulièrement touchés par l’exclusion, ne sont ni au travail, ni à l’école. Cette jeunesse doute de son présent et appréhende l’avenir. Faute de moyens, la plupart sont contraints de vivre dans leur famille. Leur principale priorité : l’emploi et l’égalité des chances ; leur principal souci : le coût de la vie et le chômage. Une partie de ces adolescents, perdus, sont entraînés vers la drogue et les extrémismes.

Le système éducatif marocain est à deux vitesses, avec d’un côté, l’école privée qui forme les meilleurs étudiants en français et de l’autre l’école publique qui accueille tous les autres élèves et dispense ses cours en arabe : le marché du travail exige la maitrise de la langue française, ce qui exclut de fait les diplômés du système public où le français est peu enseigné. La barrière de la langue est un des facteurs d’exclusion. Le processus de développement de l’arabe dans les programmes, mis en place depuis plusieurs années, l’enseignement du français en régression, sont autant d’obstacles à la réussite d’un parcours scolaire : les étudiants marocains suivent les cycles primaire et secondaire en arabe, avant de devoir étudier en français dans les facultés et les grandes écoles. De ce fait, ils ne maîtrisent, pour un grand nombre d’entre eux, ni l’une ni l’autre de ces langues. La plupart des jeunes en difficulté ne font pas d’études secondaires, voire pas d’études du tout. Seule une minorité d’entre eux accède aux études supérieures.

Un tel constat doit encourager ‘Enfants de la Bâdiya’ à poursuivre les actions engagées depuis 3 années au profit de ces adolescents en difficulté : favoriser la scolarisation de tous, dès le plus jeune âge, développer un apprentissage équilibré de l’arabe et du français afin de favoriser l’accès du plus grand nombre en cycle secondaire et en études supérieures. Seule cette démarche redonnera l’espoir d’un avenir meilleur à cette jeunesse désorientée.

Pierre Garnier

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 L’intégration par le monde associatif, la pratique du sport, sources de soutien pour les enfants et les adolescents !

SOMMAIRE

Page 1 : Réflexion                                                                                 Page 2 : La vie au collège El Manar

Page 3 : La vie au collège (suite)                                                          Page 4 : Les écoles maternelles

Page 5 : Dar Talibat- L’association Maïdate Rahnane                   Page 6 : Les tazota d’El Jadida- La vie de l’association

Page 7 : Nos besoins – L’agenda 2015                                          Page 8 : Nos contacts – Adhésion

 LA VIE DU COLLEGE EL MANAR :

3ème rentrée au collège… pour ‘Enfants de la Bâdiya’.2

Notre présence au collège El Manar, à la mi-novembre a permis la mise en œuvre des moyens matériels et financiers pour le premier semestre de l’année scolaire 2014-2015. En effet, suite au report de notre mission, initialement prévue début octobre, nous avions engagé, « à distance », avec nos partenaires (l’équipe pédagogique du collège et l’association de parents d’élèves), les actions indispensables, à la rentrée des élèves démunis soutenus par notre association :

-          La prise en charge des frais de scolarité, livres cahiers, fournitures etc… pour environ 140 élèves.

-          L’achat des cartes de transport mensuelles pour une douzaine de collégiens des douars Mnadla et Lamssaada (situés à environ 2h de marche du collège).3

A la mi-novembre, 2 mois après la rentrée officielle, certains collégiens de 2ème année et des redoublants de 3ème année soutenus par ‘Enfants de la Bâdiya’, l’année dernière n’ont pas rejoint le collège. Pour quelles raisons… ?  Abandon de la scolarité par manque de moyens, pour travailler afin d’apporter un soutien aux familles ? Autant de questions pour lesquelles nous souhaitons des réponses : A notre demande, Rachid Belrhit directeur et l’association de parents d’élèves vont tenter de contacter ces enfants. Notre association assurera la prise en charge de ceux qui souhaitent continuer leur scolarité et ont abandonné pour des raisons strictement matérielles.

Le soutien en Français se poursuit !4

Ce projet engagé à la rentrée 2013 et effectif depuis le début 2014 a profité à environ 80 élèves en difficulté jusqu’à la veille des vacances d’été.

Depuis le 1er novembre, 42 élèves de 1ère et 2ème année (équivalent de notre 5ème et 4ème de collège) ont repris des cours, par petits groupes de niveaux de 10, à raison de 2 heures par semaine. Au 1er décembre, une vingtaine de collégiens de 3ème année (année du brevet des collèges) bénéficient de ce soutien. D’autres élèves, principalement des filles ont souhaité suivre ces cours: en accord avec le directeur du collège, ceux-ci seront intégrés dans de nouveaux groupes en janvier 2015. Un deuxième étudiant, Saad, dispense ces cours de Français, avec Hanane qui est engagée dans ce projet depuis le début 2014. ‘Enfants de la Bâdiya’ assure la rémunération de ces 2 enseignants dans les mêmes conditions qu’en 2013-2014.

Un soutien en mathématiques-physique et arabe.5

Grâce à la présence de professeurs stagiaires, en formation au collège El Manar, les élèves de 10 classes de 3ème année (année du brevet des collèges), bénéficient de cours de soutien en math-physique et langue arabe. En effet, ces professeurs en formation, dans le cadre de leurs fonctions, sont redevables de 6 h de cours hebdomadaires (soutien, animation, activités artistiques, etc…) aux collégiens.

La grave pénurie de professeurs de français ne permet pas une démarche similaire pour un soutien en langue française, d’où la nécessité, pour ‘Enfants de la Bâdiya’ de prendre en charge le suivi et le développement de ce projet.

 

Projet de développement d’une place culturelle.6

Mr Rachid Belrhit, directeur du collège, est très préoccupé par l’encadrement des collégiens pendant les interclasse : en effet , pour ces adolescents, le risque de mauvaises fréquentations, de mauvaises influences  préoccupe le chef d’établissement et les parents. Les élèves, à la sortie du collège sont de plus en plus souvent confrontés à la drogue et aux dérives extrémistes. Mr Belrhit souhaite, afin de limiter ces problèmes, aménager un espace culturel et ludique dans l’enceinte du collège. Ce lieu , aménagé devant le bâtiment administratif, serait un complément du CDI, d’accès plus facile pour une majorité d’élèves.

Ce projet nécessite un aménagement de l’espace : tables, bancs, jeux de société, table de tennis de table, babyfoot, etc.  Une réflexion est en cours. ‘ Enfants de la Bâdiya ‘ s’associe à la mise en œuvre de cette action : nous pourrons, lors de notre prochain séjour, au printemps 2015, apporter un soutien financier en collaboration avec l’association de parents d’élèves.

LES ECOLES MATERNELLES

Douar Mnadla : l’école Baraime El Kaoutar.

Printemps 2013-2014 : 25 enfants dans la classe des petits (3- 4ans), 45 dans celle des grands (5-6ans).

Rentrée 2014-2015 : depuis septembre dernier tous ces enfants ont repris le chemin de l’école et disposent du matériel indispensable pour l’année scolaire en cours. 7

Une ombre à ce tableau : l’exiguïté des locaux, le manque de place au regard du nombre croissant d’enfants ne permet plus de compléter la fourniture de pupitres engagée au printemps dernier (les enfants sont pour la plupart installés à 3 ou 4 sur des pupitres de 2). Les locaux sont très humides à certaines périodes. C’est inquiétant pour la santé des enfants.

Depuis le printemps 2014, Mmes Fatihachaker et Alima, recherchent un nouvel espace à louer, plus confortable, afin d’accueillir les enfants dans de meilleures conditions. La location du local actuel de 4 pièces (2 salles de classe, salle de jeux et salle de sieste pour les plus petits) coûte 1000 dh par mois (soit 95€). La location d’un espace plus spacieux au cœur du douar, 1500 dh par mois (soit 140€) serait une difficulté. En effet, ce sont les enseignantes qui financent le loyer, l’ensemble des frais et leur salaire, sur le montant mensuel de la participation demandée aux parents (50dh mensuel soit 4.5€).

Face à cette situation, ’Enfants de la Bâdiya’ envisage la mise en place d’un partenariat, sur le moyen terme, avec les enseignantes, afin de soutenir la recherche de ce nouveau local et assurer la prise en charge d’une partie du loyer. La possibilité de mise en œuvre de cette action sera étudiée plus en détail lors de notre prochain séjour. L’objectif est de concrétiser ce projet pour la rentrée 2015-2016.

8   Douar Lammssaada : une garderie !9

Depuis début 2014, Mme Ghardaoui assure la garde de quelques enfants (entre 3 et 5 enfants de 2 à 3 ans) qui ne sont pas scolarisés à la nouvelle école maternelle créée en septembre 2013 au sein du groupe scolaire primaire Wiffa accueillant les enfants des douars des alentours. Le matériel pédagogique fourni par notre association, en 2012-2013 , au profit de cette petite structure, est actuellement suffisant pour assurer son fonctionnement durant l’année en cours. Un état de la situation sera établi lors de notre prochain séjour.

L’ORPHELINAT DAR TALIBA

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                                                                                                                                                                                             L’espace de repos des petits de l’école Baraïme El Kaoutar

Le projet de soutien matériel en produits d’hygiène et de santé, au profit de la centaine de jeunes filles de l’orphelinat peine à se concrétiser : en avril dernier, après une rencontre avec la nouvelle directrice et certains membres de l’association qui gère cet orphelinat, Mme Assali, vice-trésorière de l’association, devait évaluer les besoins, afin de nous fournir les éléments nécessaires à la mise en place de ce projet. Nous avons eu de très rares contacts par mails qui se sont révélés non constructifs. Notre dernière visite à l’orphelinat, en novembre dernier reste sans suite.

Face à cette situation, dans l’attente d’un contact                                                 positif avec des responsables concernés, ce projet est suspendu.                                                                                18h : le réfectoire se transforme en salle d’étude !

Il est important de rappeler que nous avions été sollicités par la précédente directrice, Mme Saida, début 2012 : un don ponctuel de matériel avait été fait à l’époque, avec engagement réciproque de mise en place d’une action durable lorsque les finances de notre association le permettraient !

L‘ASSOCIATION MAÏDATE RAHMANE12

En novembre, nous avons été invités à découvrir les activités de l’association Maïdate Rahmane, nouvellement créée et présidée par Mr Rachid Belrhit. Cette association qui favorise l’encadrement de la jeunesse à travers la pratique du sport, organisait son premier tournoi de football, le 18 novembre, jour de la fête de l’indépendance du Maroc.

Cette démarche qui a pour but la prise en charge d’enfants et adolescents désoeuvrés et sans repères, exposés aux dérives de toutes natures, doit être encouragée. ‘Enfants de la Bâdiya ‘sera aux côtés de Mr Rachid Belrhit, président et de tous les bénévoles (éducateurs, parents, etc.) qui participent et soutiennent cette nouvelle initiative.

La cérémonie d’ouverture du tournoi et les membres de l’association Maîdate Rahnane.

LES TAZOTAS D’EL JADIDA13

Hamid Fekkak, inspecteur principal d’orientation, membre d’ ‘enfants de la Bâdiya’, nous a fait découvrir une construction en pierres sèches de la région d’El Jadida : La Tazota.

Cet édifice, dont les origines sont mal connues (époque de la colonisation pour certains, époque antérieure pour d’autres), de la région de Doukkala dans l’arrière- pays d’El Jadida, unique au Maroc, est circonscrit sur un territoire bien défini. Ce sont des constructions en pierres sèches, sans aucun mortier. Les tazota ont souvent une forme circulaire et sont bâties sur un ou deux étages. Elles ont en général une hauteur de 2 à 3m, voire plus. D’une épaisseur de deux mètres environ, le mur s’arc-boute légèrement au fur et à mesure qu’il monte pour faire, à partir du deuxième niveau, la coupole circulaire dont le sommet est recouvert par une dalle savamment taillée. La base est constituée de moellons de pierre pouvant supporter une charge de plusieurs tonnes. L’entrée est étroite et de forme trapézoïdale. Un couloir mesurant environ deux mètres protège l’intérieur contre les vents et la pluie.

IL semble que la morte saison des activités agricoles a été consacrée à l’édification de ces bâtiments. La durée d’un chantier, depuis le choix des pierres jusqu’à son achèvement pouvait être de six mois à un an. En effet, le mâallem (maître d’œuvre) mettait de côté les pierres, sélectionnant les meilleures ; ensuite, une chaîne d’hommes participait à la construction, avec un seul objectif : la bonne pierre à la bonne place !

La tazota était utilisée comme habitat, grenier ou étable. Aujourd’hui, elle sert de refuge contre la chaleur pour les hommes et les animaux. Certaines, aménagées, enduites de chaux à l’intérieur deviennent des lieux de vie et de convivialité autour d’un thé.

LA VIE DE L’ASSOCIATION14

8 et 9 novembre, 2éme édition des journées artisanales… grande mobilisation des bénévoles !

Cette animation organisée les 8 et 9 novembre dernier à Messigny et Vantoux a remporté un grand succès, auprès du public et des artisans créateurs participants. Rendez-vous les 7 et 8 novembre 2015.

L’année 2014 aura été particulièrement riche en activités : foire aux livres à St jean de Bœuf en janvier, four à pain au château de Barbirey sur Ouche dans le cadre des fêtes de printemps (1er mai) et d’automne, salon du collectionneur début juin, journées artisanales début novembre à Messigny et Vantoux, participation au marché artisanal de Nuits St Georges en octobre, marché de noël d’Asnières les Dijon fin novembre ; vente de bijoux berbères et artisanat marocain lors de toutes ces animations.

Les fonds collectés grâce à l’engagement de tous, participent au financement des actions en cours et à venir pour l’année scolaire 2014-2015. Un grand merci à tous les acteurs de cette réussite : bénévoles, adhérents, donateurs et participants à toutes nos animations.                                                                                                  Les journées artisanales des 8 et 9 novembre 2014

NOS BESOINS

 

Du matériel scolaire afin de favoriser l’apprentissage du français, au collège et en maternelle : livres à thème de niveau collège, livres enfants de 2 à 7 ans, en français, dictionnaires, jeux de société, BD (Tintin, Astérix etc.), dvd (films d’aventures, jeunesse, comédies) ; Des petites fournitures : bics bleus, noirs et rouges, crayons de papier, crayons de couleur (pas de feutres), petit matériel de géométrie, règles, gommes, scotch, colle en stick.

Fonds de grenier : bimbeloterie, vieilles dentelles, vieux papiers, objets de brocante anciens, « vintage«  et contemporains, meubles, livres de bibliothèque, livres de poche, policiers, livres d’enfants… la vente de ces objets lors notre salon du collectionneur-brocante et puces, de notre foire aux livres, participe au financement de nos projets.

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  Sur simple appel, nous assurons la collecte de ces objets à domicile. D’avance, nous vous remercions.

 L’AGENDA 201516

St Victor sur Ouche : Samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2015, 3ème Foire aux livres. Salle des fêtes. Entrée 1 euro.

Château de Barbirey-sur-Ouche : 1er Mai 2015, ouverture du four à pain dans le cadre de la fête de printemps.

Messigny-et-Vantoux : Dimanche 7 juin 2015, Salle des fêtes, Journée du Collectionneur-Brocante et Vide-grenier 7h30- 18h00.

Messigny et Vantoux : Samedi 7 et dimanche 8 novembre 2015, Salle des fêtes, 3ème édition des Journées Artisanales.

Vente de bijoux berbères, artisanat marocain, huile d’argan, d’épices etc. lors de nos animations et participations aux marchés artisanaux et marchés de Noël.  

L’association ‘Enfants de la Bâdiya’, est présentée dans la salle de CDI du collège

 LES CONTACTS

Si vous souhaitez des renseignements, vous engager à nos côtés, faire des dons, vous pouvez nous contacter :

Pierre GARNIER   0627349260 et Jacqueline ROLLIN 0675119777

BULLETIN D’ADHESION                                                          Cotisation annuelle 15 euros
Nom :..……………………………………………………………………. Prénom :……………………………………………………………….
Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Code postal : ……………………………………… Ville :……………………………………………………………………………………………
Tél :………………………………………Email…………………………………………………………………………………………………………….
Nous vous remercions de penser à votre cotisation 2015 !Adresser votre chèque à l’ordre de ‘Enfants de la Bâdiya’, association reconnue d’assistance et de bienfaisance (Préfecture de Dijon n° W212006243. JO du 12/11/2011).Vos dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66% du montant versé dans la limite de 20% du revenu imposable ou de 50%du chiffre d’affaire. Une attestation fiscale est délivrée pour tout versement supérieur à 15€.Association Humanitaire « Enfants de la Bâdiya »5, rue des Carons 21380 Messigny et Vantoux

enfants.labadiya@orange.fr                 www.enfantsdelabadiya.com

 

Aménagement des espaces de vie du collège: fresques réalisée par les élèves

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