Published On: dim, mai 18th, 2014

Le journal de mai 2014 de l’association Humanitaire ‘Enfants de la Bâdiya’.

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Regard sur la bâdiya…E

Malgré les avancées réalisées au Maroc depuis plusieurs années, dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’accueil des enfants défavorisés, entre le milieu urbain et le milieu rural, les disparités demeurent importantes.

Aujourd’hui encore, dans les douars ou banlieues défavorisées, les écoles sont souvent sans infrastructures adéquates (eau, électricité, toilettes, etc.) et   manquent   d’équipements,   de   matériel pédagogique .Faute de moyens de transport pour se rendre   en   classe, les   enfants   doivent   parcourir de longues distances à pied.

Ces situations engendrent de profondes inégalités dans la société marocaine. Le problème prend   toute son acuité au moment du passage au collège ou la déperdition affecte beaucoup plus les filles que les garçons. L’abandon des filles, lors du passage au collège

est essentiellement lié à l’éloignement, l’absence de moyens de transport, la faiblesse des infrastructures

d’accueil auxquels s’ajoutent les conditions économiques précaires des familles.

Tous ces facteurs constituent autant d’obstacles à la scolarisation des filles de milieu rural et défavorisé. On compte 52 % de femmes analphabètes, un taux aussi important d’enfants qui abandonnent l’école en cours de scolarité et l’accès à l’université est plus difficile pour les enfants de la bâdiya (la campagne).

Valoriser l’école, promouvoir et généraliser un enseignement de qualité en milieu défavorisé, réhabiliter et équiper des classes, des cantines, des internats, offrir des moyens de transport pour y accéder et s’y maintenir, réinsérer les enfants en difficultés scolaire et familiale, constituent les domaines d’intervention majeurs que l’association ‘Enfants de la bâdiya’ doit soutenir au travers de ses actions.

 Pierre Garnier

  Une équipe de bénévoles s’est rendue au Maroc du 8 au 15 avril, à El Jadida en début de séjour, afin d’assurer le développement et le suivi des actions engagées à la rentrée de septembre 2013 et 48 heures à Tiznit , berceau des artisans bijoutiers berbères où sont effectués les achats   de bijoux en argent et pierres naturelles ainsi que

l’ artisanat marocain qui, lors de nos participations à des marchés artisanaux sont une source de revenus nécessaires au financement de nos projets.

 LA VIE DU COLLEGE EL MANAR :c

 Un premier bilan de l’année en cours :

Pour les 135 collégiens parrainés par notre association à la rentrée de septembre 2013, l’année scolaire se déroule dans les meilleures conditions grâce au soutien matériel (livres, fournitures scolaires, matériel pédagogique) apporté en octobre et à la prise en charge des cartes de transport pour les plus éloignés du collège.

Parmi tous ces élèves, sur la base du volontariat, 78 bénéficient de 2 heures par semaine de cours de soutien en français.

Le soutien en Français… Une réalité !kb

Ce projet, initié au printemps 2013, à la demande de Mr Rachid Belhrit, directeur du collège, en partenariat avec l’équipe pédagogique et l’association des parents d’élèves a été mis en place à l’automne 2013, après la rentrée.

L’organisation de ce projet, la constitution des groupes d’élèves, la mise en place d’un planning compatible avec les horaires de cours des enfants, le recrutement d’un enseignant à l’extérieur, autant d’obstacles à surmonter qui ont retardé la mise en place effective des cours ; quelques séquences de cours ont été dispensées par des enseignants stagiaires disponibles, entre décembre et février.

Depuis le 1er mars, l’organisation est au point pour les 78 collégiens volontaires :ml

Mlle Hanane Lamaazi, étudiante en doctorat, passionnée de littérature française,     recrutée     par l’association des parents d’élèves, assure 10 heures de cours par semaine : 5 groupes de 12 élèves, en 1ère     et   2ème   année   de collège sont pris en charge 2heures   par   semaine.   Cette   étudiante   est   rémunérée   par   notre association sur la base mensuelle de 1700 dhr ( 155 €). Mme Souad Daki, professeur de français, responsable du CDI du collège El Manar, assure bénévolement le soutien en Français, 2 heures par semaine, par petits groupes de 4 à 6. 18 élèves de 3ème et dernière année de collège participent à ces cours.

                                                                                                                                                      Hanane Lamaazi et Catherine

 Il est important de noter que ce sont les filles qui sont les plus motivées et constituent la majorité des élèves bénéficiant de ces cours ( 75 % de filles, 25 % de garçons).

Rencontre avec l’association de parents d’élèves :s

Suite aux élections de début d’année, nous avons rencontré plusieurs représentants des parents d’élèves dont Mr Mousmih Abdallah, président, Mr Omar Ashenaf, vice-président et Mme Amina El Hariri, secrétaire générale. Le nouveau bureau remercie tous les bénévoles de l’association ‘Enfants de la Bâdiya’ pour tous les efforts engagés au profit des enfants issus d’un milieu démuni. Cette nouvelle équipe souhaite s’engager à nos côtés afin de poursuivre les actions en cours et participer au développement de nouveaux projets.

Pour ‘Enfants de la Bâdiya’, l’association de parents d’élèves est le relais indispensable à la mise en place de notre   action , qui gère sa mise en œuvre sur le terrain ( achat des fournitures, des livres, achat et gestion des cartes de transport, etc..)

 Le journal MAZAGAN 24 nous accompagne…n

 Mr Aboufaris Aboulkacem, directeur du journal en ligne Mazagan 24, présent à nos côtés pendant notre séjour, a réalisé un reportage, au collège, avec Rachid Belrhit, le directeur, parmi les enfants soutenus par notre association, pendant un cours de soutien en français et dans le douar Mnadla, à l’école maternelle Baraïme El Kaoutar : dans ce reportage, les interventions de collégiens, de membres de notre association permettent à chacun de mieux percevoir l’importance de notre soutien au profit de tous ces enfants, petits et grands. Cette vidéo est accessible sur le site www.enfantsdelabadiya.com/nous et la presse.

                     Aboufaris Aboulkacem, directeur du journal MAZAGAN 24

 LES DOUARS. La livraison des pupitres à l’école Baraîme El Kaoutar       p

L’école maternelle du douar Lamssada. Les interrogations sur la pérénité de cette classe, à la rentrée scolaire d’octobre   étaient   justifiées :   seulement   une   douzaine d’enfants avait repris le chemin de l’école; aujourd’hui, tous les enfants de 4 à 6 ans ont rejoint une nouvelle maternelle gratuite créée en septembre dernier au sein du groupe scolaire primaire Wiffa qui accueille les enfants des douars environnants. Seuls quatre enfants de 2 à 4 ans, qui ne sont pas admis dans cette nouvelle structure, sont encore pris en charge par mesdames Fouria Ghandaoui et Samira Makfi, ceci s’apparente maintenant plus à une garderie qu’a une école maternelle.    L’école Baraïme El Kaoutar du douar Mnadla. Depuis la rentrée d’octobre les effectifs sont en augmentation, 45enfants dans la classe des grands (4 à 6 ans) et 25 dans la classe des petits (2 à 4ans). Le mobilier et les équipements commandés à la rentrée sont installés et opérationnels. Cet équipement est complété, pendant notre séjour, par la livraison d’un lot de 10 pupitres permettant l’accueil de 30 enfants, d’un tableau et d’une table. En effet, nous avons pris la décision de transférer ce matériel de l’école de lamssaada au profit des deux classes   de   l’école   maternelle de Mnadla. A la demande des enseignantes, mesdames Fatia Fatihachaker et Alima Souad, nous fournissons un complément de dotation en matériel pédagogique et jeux éducatifs.

 L’avenir de ces deux ‘écoles’f

Pour Lamssaada, madame Fouria Ghandaoui souhaite, à la rentrée prochaine développer l’activité de garderie. Notre association sera attentive à cette nouvelle orientation et pourra apporter l’aide nécessaire et appropriée à cette démarche.

Pour Mnadla, mesdames Fatia Fatihachaker et Alima Souad, compte tenu des effectifs en augmentation, cherchent à louer, pour la rentrée prochaine, avec beaucoup de difficultés, un local plus grand, mieux éclairé et moins humide, au centre du douar. Nous suivrons également l’évolution de cette école.

 Quelle application ! (les grands de l’école Baraîme El Kaoutar).

L’ ORPHELINAT DAR TALIDAt

 En décembre 2011, lors de notre 1er séjour à El Jadida, un don de produits de soins et d’hygiene (dentifrice, shampoing, savon, etc.) , collectés auprès de nos adhérents et donateurs, avait été fait au profit des jeunes filles de l’orphelinat Dar Taliba d’El Jadida. A l’époque, faute de moyens financiers suffisants, il n’était pas possible de répondre à la demande de mise en place d’une aide plus importante.

 Aujourd’hui, les choses ont évolué et, lors de notre assemblée générale de mars 2014, plusieurs adhérents ont souhaité que notre association développe un projet de soutien pérenne au profit de la centaine de jeunes filles de cet établissement.

 Le soir,le réfectoire devient salle d’étude

 Nous avons rencontré la nouvelle directrice et les membres du conseil d’administration de l’association qui gère cet orphelinat. Après la remise d’un don de produits de soins et d’hygiène, collecté auprès de nos adhérents, au profit des jeunes filles, et après un échange avec madame Saïda Assali, vice-présidente de l’association Dar Taliba , nous avons posé les bases d’un partenariat qui pourrait être opérationnel lors de notre prochain séjour à l’automne .Catherine a visité l’orphelinat en compagnie de quelques jeunes filles, ce qui lui a permis de mieux connaître la nature de leurs besoins ; madame Saïda Assali doit de son côté, évaluer les besoins en produits d’hygiène afin de nous fournir tous les éléments   nécessaires à la Mise en place de ce futur projet.

 zL ’enfant d’El Badia… ….  poème de Hanane Lamaazi*

 II me disent que tu vis dans la misère

Que tu ne réponds pas au critère

Que tu viens du Douar*

Que tu ne portes pas le signe du jaguar*

 Je leur réponds

Si au hasard quelqu’un me comprend

Je ne suis pas un enfant trouvénn

Mais pourtant je vous prie de me sauvé

 De me sauver de la pauvreté

De l’injustice sociale et l’inégalité

Et dans ce monde me trouvé une place

Et oublié tout le passé et ses traces

 Douar ce n’était pas mon choix

Et dans mes rêves ce n’est pas l’Badia que je vois

Mais c’est uniquement mon destin

Qui décris mon présent et non pas le futur prochain

 C’est aujourd’hui que je dois réagir

C’est aujourd’hui que je dois changer ma vie

L’association « Enfants de la Badiya »

Venu du loin, pas du Mohammedia* ni saaidia*

M’a tenu la main

M’a proposé d’être mon parrain

M’a rendu la confiance en sois

Et pour la première fois

Elle m’a donnée un choix

C’est être une bonne personne

L’association m’a rendu l’enfance perdue

Et l’espoir inattendu

Elle m’a poussé d’être moi

Et non pas ce que les autres le sont

A faire ce que je dois

Et non pas ce que les autres font

A travers ce poème

Qui ne peut pas décrire ma joie suprême

Je vous envoie mes remerciements

Pour ce que vous faites pour moi à tout moment

Un grand merci du Maroc au France,

Et sous le nom de l’enfance

Et je le redis en Français

Malgré mon niveau peu avancé

‘’Merci  ‘

  Jaguar : utilisé pour montrer le signe du pouvoir Douar : un groupement d’habitations rurales Mohammedia et Saaidia : ce sont deux villes Marocaines

*Etudiante qui assure les cours de soutien en français à 60 collégiens

NOS COLLECTONS:

Du matériel scolaire afin de favoriser l’apprentissage du Français : livres à thème de niveau collège, en français, dictionnaires, jeux (ex : scrabble), BD (Tintin, Astérix etc…), dvd (films d’aventures, jeunesse, comédies), des petites fournitures : bics bleus, noirs et rouges, crayons de papier, crayons de couleur (pas de feutres), petit matériel de géométrie, règles, gommes, scotch, colle en stick. Fonds de grenier : bimbeloterie, vieilles dentelles, vieux papiers, objets de brocante anciens, ‘vintage’ et contemporains, meubles, livres de bibliothèque, livres de poche, policiers, livres d’enfants… La vente de ces objets lors notre salon du collectionneur-brocante et puces, de notre foire aux livres, participera au financement de nos actions au Maroc.

Sur simple appel, nous assurons la collecte de ces objets à domicile. D’avance, nous vous remercions.

L’AGENDA 2014

 Château de Barbirey-sur-Ouche : 1er Mai 2014 ouverture du four à pain dans le cadre de la fête de printemps « Les 15èmes Inattendus de Barbirey ».

Messigny-et-Vantoux : Dimanche 8 juin 2014, Salle des fêtes, 3ème Salon du Collectionneur-Brocante et Vide -grenier.

7 h30- 18h00. Entrée 1 euro

 Nuits Saint Georges : 18 et 19 octobre 2014, participation au marché des artisans.

 Messigny et Vantoux : Samedi 8 et dimanche 9 novembre 2014, Salle des fêtes, Journées Artisanales. Entrée 1euro.

 Asnières les Dijon : fin novembre 2014, Marché de Noël

 Saint Victor sur Ouche : Samedi 31 janvier et dimanche 1er février 2015, salle des fêtes, 3ème foire aux livres.

 Vente de bijoux berbères, artisanat marocain, huile d’argan, d’épices etc… lors de nos animations et participations aux marchés de Noël.

En fin de soirée , autour de la place El Méchouar, les rues commerçantes de la vieille ville de Tiznit s’animent !

  LES CONTACTS

 Si vous souhaitez des renseignements, vous engager à nos côtés, faire des dons, vous pouvez nous contacter :

 Pierre GARNIER   06 27 34 92 60 ou Jacqueline ROLLIN 06 75 11 97 77

BULLETIN D’ADHESION                                                           Cotisation annuelle 15 euros

Nom : ..………………………………………………………………………………………………………………………..Prénom :……………………………………………………………. Adresse : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………… Code postal : ……………………………………… Ville :…………………………………………………………………………………………………………………………………………………Tél :…………………………………………………………… Email : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………….………………………………………………………………

Merci de penser à votre cotisation et à vos dons 2014 !

 Adresser votre chèque à l’ordre de ‘Enfants de la Bâdiya’, association reconnue d’assistance et de bienfaisance (Préfecture de Dijon n° W212006243. JO du 12/11/2011). Vos dons sont déductibles des impôts à hauteur de   66 % du montant versé dans la limite de 20 % du revenu imposable ou de 50 % du chiffre d’affaire. Une attestation fiscale est délivrée pour tout versement supérieur à 15€.

 Association Humanitaire ‘ Enfants de la Bâdiya’

 5, rue des Carons 21380 Messigny et Vantoux

 enfants.labadiya@orange.fr                 www.enfantsdelabadiya.com

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